Que voir à Singapour ?

Publié le : 24 novembre 20225 mins de lecture

On a dit qu’on irait à Singapour. On a également dit, mais pas publiquement, que si on devait quitter la Suisse, on s’y installerait. Comme l’histoire apprend qu’on ne nous attrape jamais, on ne s’y installera probablement pas. Dommage.

Trois jours pour mettre fin à un long voyage d’affaires : enfin l’excuse de voyager avec Singapore Airlines, qui semble être la meilleure compagnie du monde ; enfin Chiangi, le plus bel aéroport du monde (encore plus de réserves) et surtout, enfin on l’a fait ! On l’a dit pendant des années « On pourrait rester pour le week-end » mais au lieu de cela, on est rentré à la maison. Pas cette fois. C’est possible.

Et on dit ceci à tous ceux qui voyagent pour le travail : vous pouvez le faire. On a scellé le lap top dans la valise, au plus profond et l’ai oublié là pour un week-end à Singapour, chez Yen, le correspondant de toute une vie.

Où dormir à Singapour

Et il nous attendait, Yen, dans le hall de l’hôtel qu’on a choisi dans notre recherche constante de lieux un peu hors du commun qui réunissent deux de nos passions : les couleurs et la musique. Et quel nom : Wanderlust. Ça dit tout, c’était tout à fait dans nos cordes. Des chambres monochromes et pantonesques. Et chaque pièce, une chanson. Le mien était tout bleu, même la clé pour entrer, et en fait, après 10 minutes, on a dû retourner à la réception pour obtenir une copie parce qu’elle s’était fondue dans la masse et qu’on ne la trouvait plus. Nous mettons cela sur le compte des deux semaines de voyage précédentes.

Que voir à Singapour

Et tout autour, Little India, un quartier où vous ne voudriez pas aller si vous n’aviez pas un hôtel sur place. Et c’est une honte. Ils ont dit que c’était une zone dangereuse, qu’une femme seule n’était pas appropriée. Pas du tout. C’est un quartier un peu plus désordonné et somme toute plus frais, plus coloré, un peu plus vivant : plus de couleurs, moins d’acier et de verre. Et en fait, à Little India, on a trouvé un petit restaurant spécial, Roots Kitchen, et un centre de massage ouvert jusque tard dans la nuit qui ont fait oublier que, techniquement, on était toujours en voyage d’affaires.

Si vous n’avez pas beaucoup de temps pour visiter Singapour, ce n’est pas grave, tant que vous vous y promenez, le seul problème que vous pourriez trouver est la chaleur, mais pour cela il suffit de se glisser dans un centre commercial de temps en temps et les excuses sont multiples : un magasin phare avec des éditions limitées uniquement pour le marché asiatique, une manucure à la volée, pour n’en citer que deux.

On a marché de Little India au parc Fort Canning dans un Singapour qui ne se réveille pas avant 11 heures le samedi, dans un silence presque total. Et puis au milieu de ce parc plein de hauts et de bas, de plantes aromatiques, de verdure, de vues sur toute la ville et d’escaliers, sur lesquels un groupe de personnes très motivées faisait un entraînement collectif.

Mais surtout, Singapour est là pour vous faire admirer les miracles que l’ingénierie et l’architecture humaines ont réussi à faire. Le Marina Sands Bay, avec sa célèbre piscine à débordement sur le toit, suspendue à 200 mètres au-dessus de la ville, n’est qu’un des magnifiques bâtiments que l’on peut y trouver. Mais il en existe un millier d’autres, qu’il s’agisse de ponts, de maisons colorées ou de bâtiments néoclassiques. La baie de Marina Sands est peut-être le meilleur point de vue, mais si on doit vous dire de prendre nécessairement le temps de vous y rendre, on n’aurait peut-être pas raison. Oui, la vue est formidable, mais le prix du billet est excessif par rapport à sa valeur réelle : prenez plutôt une chambre pour une nuit et profitez de tout l’hôtel, son casino, ses théâtres, son musée.

Peut-être qu’éclectique est l’adjectif qui représente le mieux Singapour en général. Dans l’architecture, dans la nourriture, dans les gens que vous rencontrez dans la rue. C’est pourquoi si on devait déménager, on irait là-bas.

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